L'adoption, un choix de vie

Le choix de l'amour

De l’envie à la prise de décision, il se passe parfois un peu de temps : l’adoption n’est pas anodine, elle met en jeu la vie d’un couple, d’un enfant, d’une famille entière. C’est pourquoi cette décision est souvent mûrement réfléchie. Avant de pouvoir rencontrer et accueillir pleinement l’enfant attendu, il est important pour certains parents d’avoir pu renoncer à avoir un enfant biologique et de vivre une grossesse.

Préparation

Sans famille

Avoir un enfant, fonder une famille ou vouloir l’agrandir sont des choix très importants. C’est d’autant plus vrai quand on décide de le faire en ayant recours à l’adoption parce que l’enfant que l’on va accueillir comme le sien a déjà une histoire de vie avec des parents biologiques dont il a été séparé. Pas question, dès lors, de négliger cette page de son histoire, au risque de laisser la blessure d’abandon opérer en sourdine sur son avenir et son identité. Voilà pourquoi, en Belgique, la procédure d’adoption est strictement réglementée par la loi, encadrée et contrôlée par une autorité publique spécialisée, la Direction de l’Adoption – ACC (Autorité centrale communautaire). Il faut passer par un certain nombre d’étapes et de démarches auprès de divers organismes, avant que l’adoption ne soit entérinée par un jugement. Et tout cela prend du temps! Objectif: trouver la meilleure famille possible pour chaque enfant, en fonction de ses besoins.

Bien se préparer

Première étape: la préparation à la parentalité adoptive. Son but: protéger au mieux les intérêts et les droits de l’enfant mais aussi ceux des candidats adoptants. Elle les accompagne dans leur réflexion afin de faire de leur rêve d’enfant, un projet réaliste en les aidant à mieux comprendre le contexte et les enjeux de l’adoption. Elle débouche sur la délivrance d’un certificat de préparation.

Interne ou internationale

Après la préparation, si on souhaite adopter un enfant né ou résidant en Belgique (adoption interne), la procédure n’est pas tout à fait la même que pour adopter un enfant vivant à l’étranger (adoption internationale). Dans le premier cas, une fois qu’ils ont obtenu le certificat de préparation, les candidats à l’adoption interne peuvent introduire une candidature auprès d’un ou plusieurs organismes et envisager l’examen psycho-médico-social de leur projet. Son but est d’évaluer les aptitudes à la parentalité adoptive, afin de retenir les candidats adoptants dont le projet répond au mieux aux besoins des enfants en attente d’une famille. Dans le second cas, il faut d’abord faire évaluer cette aptitude à adopter par le tribunal de la famille, avant de s’adresser à l’un des organismes agréés pour l’adoption internationale.