Info galerie 1: Créé en 1847 dans l’axe du Passage des Panoramas, c’est l’un des passages les plus fréquentés. En effet, en 1882, M. Meyer, directeur du journal « Le Gaulois » eut l’idée de s’associer avec M. Grévin, alors célèbre caricaturiste, pour créer une galerie de personnages en cire. Le passage Jouffroy est le premier passage construit entièrement en fer et en verre. Ses structures métalliques témoignent de l’évolution des techniques, des colonnes de fonte soutiennent les planchers et s’élèvent jusqu’à la verrière. Le passage fut le premier à être chauffé par le sol. Remarquer la verrière en ogive. La configuration du terrain obligea les architectes à créer un décrochement en «L» à partir d’un escalier qui rattrape une légère déclinaison. Les cafés-concerts et les beuglants connurent une vogue immense au 19e siècle, le plus célèbre, l’Estaminet Lyrique fit long feu. Les boutiques du passage furent toujours de qualité, cafés, modistes, tailleurs, coiffeurs, lingerie, magasin de gants… Il a été entièrement rénové en 1987 et, à cette occasion, a recouvré son dallage d’origine. Le passage Jouffroy a gardé tout son charme des origines et est toujours très visité. L’hôtel Chopin est un hôtel romantique. À noter : À l’entrée du passage boulevard Montmartre l’hôtel Ronceray, où vécut le compositeur Rossini de 1828 à 1832, il y composa l’opéra «Guillaume Tell» et l’entrée du musée Grévin. N°13 : Le salon des miroirs, ancien estaminet lyrique qu’on appelait « beuglant ».les panneaux décorés sont en verre « froissé ».cette belle salle se loue pour des événements. N° 41 : Boutique « Pain d’épice » jouet et maisons de poupée à l’ancienne N° 58 : Librairie spécialisée dans les revues et les affiches de cinéma
Info galerie 2: Ouvert en 1846 par la Société du Passage Jouffroy, il reçut le nom de l’un des membres de cette société. Dans le prolongement des passages Jouffroy et Panoramas, c’est l’un des passages les plus clairs, des plus aérés, avec sa haute verrière en arête de poisson et un dessin très épuré de lignes néo-classiques. Dès l’ouverture de l’Hôtel Drouot, le Passage attire de nombreux collectionneurs. Outre de vieux livres, on trouve dans ce passage, des appareils photographiques d’occasions, des meubles anciens, des broderies. S’y ajoutent plusieurs restaurants et salons de thé. À noter : La boutique « le bonheur des Dames »,atelier de broderie Nombreux antiquaires (proches de l’Hôtel Drouot) – n° 14-16 : Magasin de vente et de restauration de photos anciennes et modernes Antiques PHOTO Verdeau – n° 18-27 : Belles librairies spécialisées dans les livres anciens
Info galerie 3: Dernier né des passages couverts du 19ème siècle. En 1859, un homme d’affaires, Mirès, acquit l’ancien palace « Grand Hôtel des Princes et de l’Europe », au 97, de la rue Richelieu. La banque Mirès et compagnie put ainsi ouvrir un passage qui profita d’une situation extrêmement agréable. Marc Vernoll dans «le Monde illustrée» déclarait que « le Passage Mirès, ouvert sur l’un des boulevards les plus fréquentés et les plus élégants de Paris, communique avec la rue des grandes affaires, la rue de Richelieu ». L’inauguration du Passage Mirès en 1860, qui devient le Passage des Princes, annonçait tout à la fois, la fin des passages parisiens et celle du financier qui avait fait faillite. Entre 1992 et 1994,le passage a été entièrement restructuré et reconstruit. La belle coupole des années 1930 subsiste. C’est aujourd’hui la propriété du groupe Allianz et le village JOUE CLUB s’est installé en 2002. Une dizaine de magasins de jouets s’y côtoient avec chacun leur spécialité.
Info galerie 4: Ce passage a été construit vers 1825 par l’architecte TAVERNIER sur l’emplacement de 4 hôtels. Seuls quelques éléments de l’hôtel de Gesvres furent conservés, dont le porche qui forme aujourd’hui l’entrée Nord. L’allée principale du passage est de 190 mètres, l’un des plus long de Paris. D’après Geist , « il est de tous les passages parisiens celui qui incarne le mieux le caractère d’une rue », deux rangées de maisons sont en vis-à-vis, reliées seulement par une verrière décrochée. Le théâtre et la littérature étaient les deux aspects les plus marquants du passage. Dans la grande allée déambulaient les habitués des théâtres alentour. Le premier éditeur de Paul Verlaine avait sa librairie dans le passage, l’enfant Louis Ferdinand Céline y vécut de nombreuses années et immortalisa le passage dans sa décrépitude passée sous le nom de « Passage des Bérésinas » dans « Mort à crédit », 1936. Depuis son origine la vie du passage est liée à celle de deux théâtres, l’Opéra Comique, hébergé salle Ventadour,lieu qui appartient désormais à la Banque de France et les Bouffes Parisiens, théâtre de Jacques Offenbach,qui appartient à ses descendants et a longtemps été le théâtre de Jean Claude Brialy. Une restauration importante du Passage Choiseul, en partenariat avec la ville de Paris, a eu lieu de 2015 à 2017. La verrière a été entièrement reconstruite. Il faut signaler la présence d’Anna Stein, peintre et sculpteur au numéro 23.